|
Ma vie a commencé au Liban en 1954. C'est là que j'ai grandi, dans ses belles années de paix. Ma vision d'enfant a été nourrie par sa lumière éblouissante et ses couleurs vives.
EXIL Je suis arrivée en France à 15 ans.
Aux Beaux-arts je travaille en gravure et en sculpture sur la toile d'araignée. Elle symbolise pour moi la sensation d'être à l'étroit dans les réseaux complexes des relations humaines et ma difficulté à trouver ma place dans cette société.
Le DNSEP (diplôme national supérieur d'expression plastique) en poche, je pars pour les Cévennes. La nature me donne envie de peindre. Je retrouve à travers les médias mon pays d'origine ravagé par la guerre : c'est l'électrochoc de la mémoire retrouvée, le paradis perdu de mon enfance heureuse est en proie aux flammes infernales de la haine. La couleur devient l'expression de la puissance de mes émotions. Je donne à voir la violence d'une intériorité bouillonnante en réponse à l'actualité brûlante. J'ai besoin de matières collées, mais aussi bâties et colorées pour figurer l'indicible et mon impuissance face à la folie humaine.
Je vis la peinture comme une nécessité intérieure. Progressivement, peindre me nourrit en un va et vient transformateur. La lumière s'immisce dans l'ombre, le chaos cherche la structure dans sa non structuration. Les couches superposées jouent avec les différents niveaux de lecture. La couleur transcende la douleur. L'individuel rejoint l'universel. Le cri se transforme en chant d'espoir, la recherche de sens devient quête spirituelle.
J'ai participé à plusieurs expositions collectives :
À Paris : le salon d'art sacré et la halle aux toiles ;
À Cannes : le grand prix international de la Côte d'Azur ;
À Deauville : le grand prix de Deauville.
Si mon travail vous intéresse et que vous avez une proposition d'exposition individuelle à me faire, vous pouvez me contacter.
|